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Besoins des femmes en difficulté à Laval : une équipe partenariale visible et engagée !

Soutenu par le SAC, le projet « Besoins des femmes en difficulté à Laval : vers la création et l’adaptation de nouvelles ressources ? » implique la Table de concertation de Laval en condition féminine (Marie-Eve Surprenant, Stéphanie Pimparé), la professeure Sophie Gilbert (Psychologie) et une équipe étudiante interdisciplinaire (Isabelle Anne Lavoie, 2e cycle Travail social, Solange Lafolle et Stéphany Squires, 3e cycle Psychologie). Cette recherche partenariale vise à soutenir la création de la première ressource féministe pour femmes en difficulté à Laval.

L’équipe lancera ce jeudi 10 décembre les résultats de sa démarche, en collaboration avec l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) et le Réseau québécois en études féministes (RéQEF) : tous les détails ici cliquez ici.

La professeure Gilbert a aussi présenté les besoins des femmes en difficulté à Laval à LCN (5 décembre 2020).  Pour visionner, cliquez ici.

L’équipe a également fait paraître une lettre ouverte, publiée en version abrégée par le Journal de Montréal, disponible en cliquant ici.

Le contenu intégral de la lettre est figure ci-bas :

Urgence d’agir ! Vers la création d’une ressource pour femmes en difficulté à Laval

 

Sophie Gilbert, professeure, Département de psychologie, UQAM

Marie-Eve Surprenant, coordonnatrice, Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF)

 

« Comment tu veux que je trouve un travail, ou que j’aille à l’école, ou que j’atteigne mes objectifs quand je sais même pas où je vais dormir demain? » (Esmeralda, femme en difficulté)

La pandémie, puissant révélateur de disparités sociales, a accru les besoins des femmes « en difficulté ». L’arrivée imminente de l’hiver ajoute à la complexité d’une situation déjà intenable, pour nombre d’entre elles. Ces femmes, qui cumulent plusieurs difficultés (précarité financière, itinérance, répétition des violences subies souvent depuis l’enfance, consommation de substances psychoactives, etc.) se heurtent régulièrement à des portes closes, qu’il s’agisse de ressources d’aide débordées ou de proches dépassés.

La crise de la COVID-19 constitue à la fois un révélateur des inégalités et un laboratoire pour explorer des manières d’y pallier. Un site alternatif d’aide en itinérance a ouvert ses portes le 4 décembre à Laval; des chambres y sont réservées pour les femmes. Cette mesure temporaire, qui répond essentiellement à l’urgence des besoins immédiats, ne peut toutefois remédier à l’absence d’une ressource stable et plus extensive, à même de s’adapter aux différents profils et aux divers moments des trajectoires des femmes en difficulté.

Laval : une banlieue dorée ?

Laval est la troisième ville la plus populeuse du Québec. Loin d’être la banlieue dorée imaginée, les besoins des populations vulnérables y sont particulièrement criants. Pourtant, cette ville de près de 450 000 habitant.e.s n’a pas de ressource spécifiquement dédiée aux femmes en difficulté. Certes, la population en situation d’itinérance peut compter sur le support d’un organisme local. Mais celui-ci ne peut répondre à l’ampleur de la demande, et il accueille aussi bien les hommes que les femmes, au risque que les Lavalloises en difficulté évitent le plus longtemps possible de s’y présenter, par crainte pour leur sécurité… Une sécurité paradoxalement mise en péril, toutefois, par leur recours alternatif à des lieux hasardeux ou à des relations précaires les mettant à risque de répéter des situations de violences.

Agir et voir grand pour les femmes de Laval

De fait, les Lavalloises en difficulté tombent régulièrement entre les mailles du filet des ressources existantes, à moins qu’elles ne se moulent à l’offre de services proposée. C’est le cas pour les ressources en violence conjugale, dont le mandat est axé sur ce problème spécifique. Si diverses formes de violence conjugale ont pavé le parcours de moult femmes en difficulté, reste que le cumul des problématiques au moment où elles demandent de l’aide, de même que le temps écoulé depuis le dernier épisode de violence (et avant le prochain!), viendront contrecarrer la possibilité d’obtenir de l’aide d’organismes déjà débordés.

Il nous apparaissait donc urgent de créer une ressource d’aide cohérente avec les besoins des femmes en difficulté à Laval. C’est à cette tâche que se consacre depuis trois ans le Comité Marie-Marguerite de la TCLCF (Table de concertation de Laval en condition féminine, composée de groupes communautaires et institutionnels du territoire), en partenariat avec une équipe de recherche multidisciplinaire de l’UQAM dans le cadre du Service aux collectivités de l’Université.

-        Pour que les Lavalloises en difficulté ne soient plus confrontées à des refus faute de ressources appropriées à Laval et par manque de place dans les régions limitrophes;

-        Pour répondre à leurs besoins spécifiques, documentés dans une recherche dont le rapport sera lancé le 10 décembre;

-        Pour leur fournir un lieu inclusif – sur le long terme – à même de s’adapter à la diversité des femmes aux besoins les plus complexes et prégnants, les plus à risque d’être écartées des ressources existantes.

Des besoins… et des solutions!

La création de la ressource temporaire, à laquelle nous avons participé, permettra de répondre aux besoins qui se présentent dans l’urgence. Or, notre horizon demeure : une ressource permanente adaptée aux femmes lavalloises en difficulté et à leurs enfants, construite à partir de leur expérience singulière et de celle des intervenantes du terrain.

Il est fondamental, non seulement pendant la crise de la COVID-19 ou dans des périodes comme celle des 12 jours d’action pour l’élimination des violences envers les femmes (qui viennent de prendre fin), mais en tout temps, de poursuivre cet essentiel travail de collaboration… pour ne laisser aucune femme, à l’arrière-plan. Ce n’est qu’un début!

 

Tags: Femmes

Modernisation du régime de santé et sécurité au travail : intégration d’une recommandation proposée par une équipe soutenue par le SAC

L’équipe partenariale composée de la professeure Rachel Cox (sciences juridiques), de la Maison des femmes de Baie-Comeau, du CAVAC Côte-Nord et du Centre femmes aux 4 vents salue l’intégration de sa recommandation (obligation de protection de l’employeur pour les victimes de violence conjugale) au Projet de loi visant à moderniser le régime de santé et sécurité au travail, déposé ce 27 octobre 2020 à l’Assemblée nationale du Québec. Lire le communiqué de presse.

Les pratiques d’évaluation en action communautaire : une recherche partenariale aux retombées importantes

Un partenariat étroit entre le Réseau québécois d’action communautaire autonome, le Centre de formation populaire et Relais-Femmes et les professeures Sonia Tello-Rozas et Maude Léonard de l’ESG, réalise une recherche importante qui devrait nourrir le prochain Plan d’action gouvernemental en action communautaire. Découvrez les détails dans l'article de Claude Gauvreau.

Lancement Web interactif de la ligne du temps: Les contributions des femmes à l’éducation des adultes

Le 15 octobre prochain sera lancée sur ZOOM la Ligne du temps sur la contribution des femmes à l’éducation des adultes, (affichette jointe) un projet mené dans le cadre du Service aux collectivités de l’UQAM.  Il s’agit d’un partenariat coordonné par Lyne Kurtzman réunissant l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICEA, représenté par Louise Brossard), la chercheure en éducation et formation spécialisée Audrey Dahl, et Anaïs Le Juez, étudiante au 2e cycle en éducation (concentration éducation et formation des adultes).    

Cette Ligne du temps rend visible l’apport d’un grand nombre de femmes à l’éducation des adultes depuis 1945. Elle émane d’un besoin identifié par le Comité femmes de l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) qui, suite à la création de la ligne du temps de l’histoire de l’éducation des adultes, a identifié des trous de mémoire quant aux contributions des femmes. De fait, le travail des femmes en éducation est moins connu que celui des hommes en raison d’une double contrainte. Tout d’abord l’éducation des adultes est en soi peu reconnue, encore aujourd’hui. Ensuite, l’apport des femmes à l’histoire reste toujours un défi à relever, et ce, dans plusieurs domaines.

Tags: Femmes

Protection de la vie privée en contexte de télétravail et de retour au travail : un webinaire destiné aux personnes conseillères syndicales et élues de la CSN, de la FTQ et de la CSQ

 

Le 25 septembre 2020 a été offert le webinaire « Protection de la vie privée et contexte de télétravail et de retour au travail ».

210 syndicalistes y ont assisté et ont pu interagir avec les professeurs Sébastien Gambs et Marc-Olivier Killijian (département d’informatique, UQAM) autour de cette problématique d’actualité. 

 

Organisé par le Protocole UQAM/CSN/CSQ/FTQ du Service aux collectivités, ce webinaire a permis d’aborder :

1) les enjeux généraux de vie privée au travail ;

2) les problématiques de sécurité informatique et technologies du travail à la maison ;

3) le traçage et la surveillance dans le cadre du télétravail ;

4) la surveillance au retour au travail.

 

Pour plus d’informations et pour visionner l’enregistrement, cliquez ici.

Pour visionner les diapositives, cliquez ici.

 

 

Lancement d’une page Facebook pour le SAC!

L'équipe du Service aux collectivités (SAC) de l’UQAM est très heureuse de lancer aujourd’hui sa page Facebook!

Depuis plus de 40 ans, le SAC-UQAM coordonne des projets de recherche, formation, diffusion et transfert des connaissances menés à la demande de groupes porteurs de besoins collectifs. Le SAC, c’est plus d’une centaine de projets par année, impliquant des groupes communautaires, féministes et syndicaux et des chercheurs.euses de l’UQAM, dans une visée de coconstruction et de transformation sociale.

Vous voulez être à jour sur les réalisations issues de nos projets ?

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Soutenir le développement de carrière des femmes victimes de violence conjugale : un projet partenarial qui porte ses fruits

Cet article d’Actualités-UQAM rend compte d’un projet de formation et de recherche accompagné par le SAC. Il permet à des femmes en maison d’hébergement de bénéficier de services en développement de carrière, à partir d’un programme construit en partenariat et visant à répondre à leurs besoins spécifiques. Cette collaboration entre les professeurs-es Louis Cournoyer et Lise Lachance (département d’éducation et pédagogie), l’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (Mélisande Dorion-Laurendeau, Maud Pontel et Chloé Deraiche) et soutenu par trois employées de l’UQAM (Chantal Lepire et Isabelle Privé, conseillères d’orientation, et Eve-Marie Lampron du SAC) bénéficie d’un financement du Fonds des services aux collectivités du MEES. 

Cliquez ici pour voir l'article complet.

Une collaboration fructueuse!

Une première recherche partenariale portant sur l'occupation transitoire porte ses fruits.

Découvrez tous les détails de ce projet novateur dans l'article de Pierre-Étienne Caza

Lyne Kurtzman du SAC obtient le Prix d’excellence des professionnels-les de recherche du FRQSC

Notre collègue Lyne Kurtzman, responsable du Protocole UQAM/Relais-femmes du SAC, reçoit les honneurs du Fonds de recherche du Québec – Société et culture. Son parcours témoigne d’une dynamique carrière vouée au soutien, à l’élaboration et à la diffusion de la recherche féministe et aux échanges de savoirs entre universitaires et groupes de femmes et communautaires, notamment.  Ses capacités à partager son savoir sur la recherche-action et sur les rapports de sexes, ainsi qu'à mobiliser ses réseaux au Québec et dans francophonie internationale, ont été déterminantes, au sein du SAC, dans la consolidation et la promotion d’un modèle novateur de structures de recherche partenariales.

 

Ce témoignage de Berthe Lacharité (Relais-femmes), collaboratrice de longue date de Lyne, illustre bien l’utilité et l’appréciation du travail de notre collègue : 

 

« Depuis que je t’ai connue au Service aux collectivités,  j’ai toujours apprécié et admiré la qualité de ton travail dans ses dimensions  tant théorique, pratique que relationnelle. Ces dimensions s’imbriquent tellement bien chez toi qu’on se sent d’emblée dans une démarche de coopération et de collaboration quand on a affaire à toi : on ne fait pas de sur-place et personne n’est laissé de côté. En mettant à l’avant plan la collaboration et la coconstruction plutôt que toi-même, c’est tout le groupe qui avance, qui trouve son propre rythme, qui cogite d’un même souffle, lequel ne tarit pas parce que la réflexion collective regénère au fur et à mesure l’oxygène nécessaire à cet espace collaboratif. Après avoir favorisé l’existence de cet espace, tu changes un peu de rôle et tu prends alors soin de ne pas étouffer l’ardeur collective qui l’anime : tu t’y impliques au même titre que les autres membres. Je te félicite pour l’obtention de ce prix d’excellence qui te va si bien. Profite à plein de cette reconnaissance, plus que méritée »

À notre tour, en tant qu’équipe du Service aux collectivités, de féliciter chaleureusement notre collègue Lyne Kurtzman pour cettereconnaissance prestigieuse ! 

Victimes de violence conjugale et crise COVID-19 : une équipe soutenue par le SAC se penche sur la question

Une équipe composée de la professeure Rachel Cox (sciences juridiques) et de trois groupes de femmes de la Côte-Nord, soutenue par le Service aux collectivités, a produit des capsules de sensibilisation sur la violence conjugale en contexte de (télé)travail.

Lire le communiqué de presse

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