Découvrir le service en tant que

Membres du Comité des services aux collectivités 2021-2022

Membres internes de l’UQAM

  • Marcel Simoneau
  • Geneviève Chicoine
  • Cécile Bardon
  • Rachel Cox
  • Olga Navarro-Flores
  • Marie-Jean Meurs
  • Mark Poddubiuk
  • Julie Poissant
  • Diane Poitras

Membres externes de l’UQAM

  • Lise Côté, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
  • Ophélie Couspevre, Table nationale des corporations de développement (TNCDC)
  • Caroline Forget-Galipeau, Regroupement des maisons des jeunes du Québec (RMJQ)
  • Sandrine Iceta, Maison Flora Tristan
  • France Levert, Réseau québécois des femmes en environnement
  • Anne Pelletier, Le regroupement des organismes en déficience physique de l'île de Montréal (DePhy Montréal)
  • Julie Raby, Relais-femmes
  • Adina Ungureanu, Alliance des communautés culturelles pour l'égalité dans la santé et les services sociaux (ACCESSS)

Comité des services aux collectivités (CSAC)

Une gouvernance paritaire favorisant une démocratisation du savoir et de nouveaux modes d’appropriation des ressources  de l’Université

Le modèle de gouvernance adopté au Service aux collectivités s’intègre dans la mission universitaire publique de l’UQAM, imprègne le fonctionnement des différents mécanismes institutionnels et concrétise son engagement face aux groupes du milieu.

Le Comité des services aux collectivités (CSAC), qui relève directement de la Commission des études de l’UQAM, sert de modèle de référence à cet effet. Il est formé d’un nombre égal de représentants-es des groupes du milieu (8) et de l’Université (7 membres du corps professoral issus des 7 facultés et un membre du Service aux collectivités). Cette structure paritaire permet un véritable partenariat entre l’Université et le milieu et constitue un lieu privilégié d’échanges sur les enjeux de la société.

Plus formellement, le CSAC a comme mandats de faire rapport annuellement auprès de la Commission des études, d’exercer un pouvoir de recommandation auprès de cette instance en ce qui a trait à l’admissibilité des projets et aux financements qui leur sont dédiés. Il a aussi une fonction de recommandation auprès des mêmes instances en ce qui concerne les axes de développement et les priorités annuelles en matière de services aux collectivités, sur la base des besoins exprimés par les groupes et les populations visés par la Politique. Enfin, il exerce un rôle de jury relativement aux demandes de dégrèvement à des fins de formation et de recherche ainsi qu’aux demandes de subvention pour des projets de recherche et de création.

Politique des services aux collectivités

La Politique des services aux collectivités, adoptée en 1979 par la Commission des études et le conseil d’administration sur recommandation d’un comité composé de représentants-es du corps professoral et de groupes externes, reconnaît formellement une mission universitaire de service aux collectivités, distincte mais intégrée aux  missions d’enseignement, de recherche et de création.

Cette Politique a pour objectif d’assurer une plus grande démocratisation de l’éducation en donnant accès aux ressources universitaires à des collectivités qui n’y ont pas traditionnellement accès, en développant de nouveaux modes d’appropriation des connaissances et en assurant une plus large diffusion des savoirs à l’extérieur de l’Université. Elle présente l’originalité d’intégrer ces activités à la tâche normale du professeur ou de la professeure. Elle permet, par là même, un renouvellement des pratiques universitaires et un enrichissement des savoirs.

Genèse d’une mission universitaire

La mission portée par le Service aux collectivités de l’UQAM depuis plus de 30 ans est au cœur de la réflexion actuelle sur le rôle de l’université dans la société. On s’y réfère aujourd’hui en parlant notamment de la mobilisation des connaissances, notion qui recouvre une diversité de formes, impliquant à la fois les savoirs universitaires et ceux des milieux de pratique les plus variés.

Le rôle actif que joue aujourd’hui l’UQAM à cet égard prend tout son sens lorsqu’on retourne aux sources d’une réflexion qui s’est développée dans les années 1970. En 1972, l’UNESCO publie le Rapport Faure qui propose de mettre l’éducation permanente au cœur de la Cité éducative et d’en faire un projet tout au long de la vie. L’année suivante, le rapport Bélanger-Daoust, réalisé pour le Conseil des universités du Québec et la CRÉPUQ, insiste sur le besoin de démocratiser l’université et de l’ouvrir sur le milieu, entre autres, par un soutien à la promotion collective.

Dès 1979, à peine 10 ans après sa création, et suite à sept ans d’expérimentation avec des centrales syndicales et d’autres groupes, l’UQAM adopte la Politique des services aux collectivités qui consolide son ouverture sur les enjeux sociaux et culturels et démontre sa détermination à collaborer à la transformation sociale et économique de la société québécoise. Cet engagement de l’UQAM résulte d’une convergence entre l’université qui cherche à concrétiser sa mission d’université publique axée sur la démocratisation du savoir et les milieux qui participent de plain-pied aux grands débats de société.

Issu de cette Politique, le Service aux collectivités a fait fructifier cet héritage, en travaillant conjointement avec des enseignants-es ainsi que des organismes impliqués dans la promotion collective. Outre les projets structurants développés avec différents groupes communautaires, deux partenariats formels ont été développés avec les mouvements syndical et féministe dans le sillage de cette Politique, soit le Protocole UQAM/CSN/CSQ/FTQ et le Protocole UQAM/Relais-femmes.

La collaboration qui s’est développée entre l’UQAM et ses nombreux partenaires a donné lieu au fil des ans à un partage des savoirs universitaires et citoyens et à des projets porteurs pour l’institution. Cette collaboration a aussi contribué à une société plus juste et égalitaire par la mise en place de nouvelles pratiques sociales et, plus globalement, par des transformations politiques, juridiques, sociales et économiques qui ont bénéficié à l’ensemble de la société québécoise.